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INTRODUCTION.
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femme, passé devant Gaillardie, notaire, qui en a minute, et son confrère, le 29 juillet 17051. »
Jusque-là je n'avais été guidé dans mes recherches que par des suppositions qui s'étaient en partie réalisées; j'allais désormais marcher à pas sûrs et avec les indications les plus positives, tant pour les dates que pour les noms des notaires. Je n'eus qu'à me présenter chez M. Robin, successeur de Gaillardie, en donnant la date du contrat de mariage dont la minute devait être conservée dans cette étude, et, au bout de quelques instants, cette pièce était entre mes mains. Au contrat de mariage de la fille de Molière * étaient annexés deux états des biens des futurs époux; dans le second de ces états commençaient à apparaitre les noms de Molière, de son père Jean Poquelin et de Madeleine Bé j ard. D'après ce document, la fortune de la fille de Molière provenait d'un acte de partage passé par devant M* Guyot, le 29 novembre 1703, et d'une transaction entre elle, Guérin, son beau-père et Armande Béjard, sa mère, passée devant Me Desforges, le 26 septembre 1693.
En recherchant toujours la pièce la plus récente pour remonter ensuite à une plus ancienne, j'obtins de M. Cottin communication de l'acte passé chez son prédécesseur Guyot, le 29 novembre 1703. Cette pièce constatait un partage de biens fait entre les héritiers d'Armande Béjard '. Au nombre des documents signalés par cet acte ' se trouvaient le testament de Madeleine Béjard, reçu par les notaires Ogier et Moufle,.le 9 janvier 1672; puis un prêt de onze mille livres fait par Molière à Lulli, par devant Charles et Gigault, lé 14 décembre 1670; et enfin le contrat de mariage de Guérin avec Armande Béjard, passé devant Jullien et Lemaistre, le 29 mai 1677*.
Le contrat de mariage de la veuve de Molière avec Guérin était conservé dans l'étude de M. Defresne, successeur de Lemaistre; l'inventaire fait après le décès de Molière y était mentionné, sans indication de date il est vrai, mais heureusement avec le nom du notaire qui l'avait dressé, Levasseur l'aîné. J'approchais du but avec une rapidité inespérée, et, six semaines après mes premières investigations à Argenteuil, je retrouvais
1. Document n° LXV, cote une.—2. Document n° LIX.
3. Document n° LVIII. — 4. Documents n°» XXXVIII, XL et LI.
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